Marques6 min de lecture · mis à jour le 19 septembre 2026

Les droits d'utilisation d'une vidéo UGC, expliqués simplement

Payer une vidéo ne veut pas dire pouvoir la diffuser partout et pour toujours. Le point sur ce que vous achetez.

Ce qu'il faut retenir

  • Une cession de droits précise trois choses : la durée, les supports et le territoire.
  • Le droit à l'image du créateur est distinct des droits sur la vidéo elle-même.
  • Sans clause écrite, la diffusion en publicité payante est juridiquement fragile.
  • Les droits illimités coûtent plus cher, et c'est logique.

C'est le sujet que les marques traitent en dernier et qui pose le plus de problèmes. Vous avez payé une vidéo, vous pensez donc pouvoir en faire ce que vous voulez. En réalité, vous achetez une autorisation d'usage, dont l'étendue dépend uniquement de ce qui a été écrit.

Les trois dimensions d'une cession

  • La durée : six mois, douze mois, ou illimitée. Une campagne qui tourne encore quatorze mois après la fin de la cession est en dehors du cadre.
  • Les supports : réseaux organiques, publicité payante, site web, fiche produit, affichage, télévision. Le passage à la publicité payante est la frontière qui change tout.
  • Le territoire : France, Europe, monde. Utile si vous ouvrez un marché.

Une formulation claire ressemble à ceci : « Cession non exclusive, pour douze mois, sur les réseaux sociaux organiques et la publicité payante Meta, TikTok, YouTube et Google, pour le territoire européen. »

Droit à l'image : un sujet à part

Le créateur apparaît à l'écran. Son visage et sa voix relèvent du droit à l'image, distinct du droit d'auteur sur la vidéo. Il faut donc une autorisation explicite d'utiliser son image dans un contexte publicitaire, et préciser que la vidéo ne sera pas détournée dans un sens contraire à ses intérêts. Un créateur peut légitimement refuser que son visage serve une campagne sur un sujet sensible.

Ce qui doit figurer dans le contrat

  1. 1L'identité des parties et la description de la prestation.
  2. 2Le nombre de vidéos, la durée, le format, le nombre de variantes.
  3. 3La cession de droits : durée, supports, territoire, exclusivité ou non.
  4. 4L'autorisation d'utiliser l'image et la voix du créateur en contexte publicitaire.
  5. 5La propriété des fichiers bruts.
  6. 6Le nombre de révisions incluses.
  7. 7La confidentialité sur le produit avant lancement, le cas échéant.

Exclusivité : payez-la seulement si elle vous sert

Une clause d'exclusivité empêche le créateur de tourner pour un concurrent pendant une période donnée. C'est utile si vous en faites une figure récurrente de votre marque. Pour un test créatif ponctuel, cela augmente le coût sans bénéfice réel.

Comment Lime UGC traite ce point

Les droits d'usage sont discutés pendant l'échange WhatsApp avec votre spécialiste et inscrits dans le devis, avant la production. Vous savez donc, avant de payer, sur quelle durée et sur quels supports vous pourrez diffuser. C'est un choix délibéré : découvrir six mois plus tard que l'on ne peut plus diffuser sa meilleure créa coûte beaucoup plus cher que la cession elle-même.

Questions fréquentes

Puis-je diffuser une vidéo UGC en publicité payante sans clause spécifique ?

Techniquement rien ne vous en empêche, juridiquement vous êtes exposé. La publicité payante doit être mentionnée explicitement dans la cession.

Combien coûtent des droits illimités ?

Comptez généralement une majoration de 30 à 100 % du prix de la vidéo selon les supports et la notoriété du créateur.

Puis-je remonter la vidéo moi-même ?

Oui si le contrat prévoit la remise des fichiers bruts et le droit de modification. Sans cette mention, un remontage peut être contesté.

Que se passe-t-il à la fin de la cession ?

Vous devez arrêter la diffusion ou renégocier une prolongation. Pensez à archiver les dates de fin dans votre outil de campagne.

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